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Paris, le 19 juin 2002 - numéro 2002-6 - eMarketnewsletter.com - eChiffres
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Santé online : la France compte 14 millions de cyber-condriaques !

Harris Interactive a publié le 28 mai 2002, une étude sur la population des internautes qui recherchent de l'information en matière de santé online.

Les cyber-condriaques (selon le terme utilisé par Harris), représenteraient ainsi 110 millions d'adultes aux États-Unis, 48 millions au Japon, 31 millions en Allemagne et 14 millions en France.

Pour donner une idée de l'importance du phénomène, il faut savoir que l'étude révèle qu'en moyenne, dans ces 4 pays, 69% des internautes recherchent des informations santé online. Au Japon, ce pourcentage passe même à 90% des japonais connectés !

En ce qui concerne la fréquence d'usage, parmi les cyber-condriaques français, 19% d'entre eux disent utilisent "souvent" le Web pour s'informer en matière de santé, 57% n'y recourent que "parfois" et 20% ne s'en servent que "rarement".

Pour autant, il convient également de scinder, pour chaque internaute, les motifs précis de sa recherche d'informations santé en ligne.

Ainsi, si 80% des cyber-condriaques français indiquent rechercher online des informations santé pour eux-mêmes, ils sont également 38% à en rechercher aussi pour leur époux ou épouse, 18% pour leurs enfants, 29% pour leurs amis ou collègues ou encore 32% pour un parent.

Ces chiffres sont intéressants en ce sens qu'ils montrent le caractère très "social" de la recherche d'information santé online.

Il est donc évident que, pour les responsables marketing des sites d'information santé online, la mise à disposition d'outils de viral marketing (un comble pour ces sites :-) est particulièrement importante étant donné les motivations de recherche "pluri-personnelles" des cyber-condriaques.

Il est donc essentiel, pour les sites de santé, d'intégrer des eServices permettant entre autres à leurs visiteurs d'envoyer telle page ou article à un ami mais aussi de les imprimer facilement et ce afin d'augmenter leurs capacités d'eShopability.

Il s'agira en effet ici de transformer un maximum de visiteurs en abonnés, en membres actifs de communautés... lorsque le business model du site n'est pas directement marchand, ce qui est le cas de beaucoup de sites de ce secteur.

La fidélisation et le viral marketing deviennent dès lors l'enjeu majeur, la réussite du site se traduisant essentiellement en termes d'audience.

A ce propos, il convient de distinguer les différentes catégories de sites médicaux visités par les cyber-condriaques.

Aux États-Unis, 3 grandes catégories de sites ont la faveur des cyber-condriaques : la presse médicale online (45%), les sites de santé commerciaux (44%) et les sites émanant d'institutions ou d'organismes de recherches médicales (43%).

En France, les sites de santé commerciaux arrivent en tête (52%), suivis par les Instituts de recherche (50%). La presse médicale online ne représentant que 45% de l'activité online des cyber-condriaques français.

A noter également que les sites des sociétés pharmaceutiques sont visités par 18% des cyber-condriaques français, 29% visitent les sites de santé publique, 21% les sites des hôpitaux, 21% les sites associatifs, 30% les sites liés à une maladie spécifique et 10% les sites individuels des médecins.

En ce qui concerne cette dernière catégorie de sites, il faut savoir que le rôle prescripteur des médecins est particulièrement faible au sein de la population des cyber-condriaques. Leur rôle étant plus un rôle de "garant" que de guide.

En effet, seulement 4% des cyber-condriaques français déclarent ne visiter un site de santé que si leur médecin le leur a indiqué.

51% des mêmes français précisent qu'ils recherchent d'abord de l'information santé online de leur propre chef mais n'y accordent leur confiance que si l'information trouvée est confirmée par leur médecin.

Enfin, 45% des cyber-condriaques français jugent seuls de la qualité de l'information trouvée et ce, sans en référer à leur médecin.

En bref, les cyber-condriaques sont assez proches de l'automédication.

En conclusion, la santé online est devenue un véritable enjeu en France, car même si le chiffre de 14 millions d'internautes français me semble quelque peu élevé pour notre pays, il indique néanmoins que le surf cyber-condriaque concerne une majorité écrasante d'internautes français.

Source : L'étude Harris Interactive (format PDF)
http://www.harrisinteractive.com/news/newsletters/healthnews
/HI_HealthCareNews2002Vol2_Iss11.pdf

France-Europe : quelle est la part de la population Internet qui achète online ?

Cap Gemini Ernst & Young a réalisé une étude dans neuf pays européens (France, Allemagne, Italie, Hollande, Espagne, Grande Bretagne, Norvège, Suède, Finlande) à l'aide d'un panel de 10.000 personnes (2002 consumer study).

Cette étude a permis, entre autres, de déterminer quelle était la part des internautes qui achetait réellement online et les résultats sont à la fois rassurants et inquiétants.

Ils sont inquiétants lorsque l'on constate que seuls 8% des internautes français achètent online, un chiffre à comparer aux 27% de suédois ou encore aux 21% d'internautes allemands achetant online.

Cela signifie que les internautes français achètent 4 fois moins sur Internet que leurs homologues suédois ou 3 fois moins que les allemands.

A noter également la bonne place de la Grande Bretagne avec 22% de sa population d'internautes qui achète online.

D'après cette étude, s'il n'y a que 8% des internautes français qui achètent online, ils sont par contre 14% à ne faire que du "lèche-vitrines" sur le Net.

Emarketer avait réalisé la même enquête en 2001 et ne trouvait pour sa part que 4,1% des internautes français qui achetaient en ligne...

Si ces chiffres sont donc particulièrement inquiétants en ce qui concerne le comportement d'achat online des français, et partant, la qualité des sites d'e-commerce nationaux, ils signifient également qu'une très large marge de manœuvre reste acquise pour l'e-commerce dans l'hexagone.

Il est en effet clair que ces 14% d'internautes français qui ne se contentent que de faire du "lèche-vitrines" au lieu d'acheter online sont une cible bien concrète pour les e-commerçants : comment réussir à transformer ces visiteurs en acheteurs ?

Pour moi, la réponse passe essentiellement par une mise à niveau des qualités d'eShopability des sites d'e-commerce français.

Comment comprendre que 22% des internautes britanniques achètent online pendant que seuls 8% des internautes français font de même ? La faute en incombe t'elle seulement aux internautes ? Certainement pas.

Nos audits réguliers des qualités d'eShopability des sites d'eCommerce Français, nous montrent que la balle est réellement à leur niveau et que bien souvent si l'internaute ne concrétise pas un achat online, ou ne réussit simplement pas à trouver le produit qu'il cherche du fait d'une navigation généralement peu intuitive, il convient de mettre en cause en premier lieu les imperfections des sites marchands.

Inutile de dire qu'après une frustration de ce genre, l'internaute ne risque pas de retourner sur le site à l'origine de celle-ci...

Lorsque l'on voit que les meilleurs sites américains d'eRetail réussissent à atteindre des taux de transformation visiteur/acheteur de 15% et plus (jusqu'à 30%), on "visualise" le fossé et même l'abîme qui existe entre ces sites et la plupart de nos sites nationaux, plafonnant le plus souvent à 1% voire 2% de taux de transformation visiteur/acheteur.

Quand les sites d'e-commerce nationaux se décideront-ils à privilégier autant la qualité de leur eShopability et pas seulement la génération de trafic à coups de budgets marketing sans commune mesure avec les moyens à mettre en oeuvre pour avoir un site de qualité ?

14% d'internautes français attendent d'être convertis !

Sources : Cap Gemini http://www.fr.cgey.com - Emarketer http://www.emarketer.com

Que faites-vous un peu plus le lundi que les autres jours ? Vous surfez !

D'après une étude réalisée par WebSideStory.com et publiée le 29 mai 2002, c'est le lundi que les internautes américains surfent le plus.

Les chiffres de cette étude découlent de l'observation, pendant une année complète, des données de surf de plus de 50 millions d'internautes surfant chaque jour sur 125.000 sites utilisant le marqueur de page Hitbox, technologie développée par WebSideStory.

S'il est une preuve que le surf au bureau prend de plus en plus d'importance, il suffit de se reporter à la répartition du temps de surf sur la semaine telle qu'elle découle de cette étude.

En effet, on y constate que non seulement le jour au cours duquel les internautes surfent le plus est le lundi mais que, de plus, les deux jours pendant lesquels ils surfent le moins, sont le samedi et le dimanche.

Voici les données de surf collectées par WebSideStory, mondialement, pendant une année, du 20 mai 2001 au 18 mai 2002.

- Lundi : 15,04 % du trafic de la semaine.

- Mardi : 14,27 %

- Mercredi : 14,37 %

- Jeudi : 14,50 %

- Vendredi : 14,67 %

- Samedi : 13,47 %

- Dimanche : 13,68 %


Source : WebSideStory.com - StatMarket
http://www.statmarket.com/cgi-bin/sm.cgi?sm&feature&week_stat

59,8% de la population internaute mondiale ne parle pas l'Anglais


D'après mon ami Bill Dunlap, créateur de Global Reach, société spécialisée dans l'adéquation culturelle des sites Web au plan mondial, l'Anglais n'est plus la langue la plus utilisée sur Internet.

En effet, 59,8% de la population online est située dans des zones géographiques utilisant d'autres langues.

En nombre d'internautes, cela signifie que 228 millions de surfeurs sont de langue anglaise contre 338,5 millions qui sont de langue non-anglaise.

Si l'on exclut la langue anglaise, 33,9% des européens online utilisent une autre langue que l'Anglais.

En Europe, l'espagnol est la langue online qui se positionne en deuxième place derrière l'anglais avec 40,8 millions d'internautes.

En troisième position européenne, on trouve l'Allemand : 38,6 millions d'internautes.

En quatrième position européenne, le Français, avec 22 millions d'internautes.

Et enfin l'Italien est la cinquième langue européenne online, avec 20,2 millions de surfeurs.

Au plan mondial, les langues asiatiques représentent un total de 146,2 millions d'internautes, soit 25,8% du total de la population mondiale connectée.

Le Chinois est la langue la plus utilisée au sein des langues asiatiques avec 55,5 millions d'internautes. Le japonais est représenté online par 52,1 millions d'internautes et le coréen par 25,2 millions de surfeurs.

Je n'insisterais pas sur l'importance d'avoir un site correctement traduit dans la langue de votre visiteur pour espérer commercer avec lui mais également sur la nécessité, en termes d'eShopability, de choisir la "bonne langue locale".

En effet, si votre site est un site en langue allemande par exemple, et destiné, internationalement, aux internautes parlant l'allemand, dans ce cas vous utiliserez un Allemand "de base" compréhensible par l'ensemble des populations online parlant allemand.

Par contre, si votre site est dit "local", vous développerez spécifiquement un site pour les allemands, un autre pour les autrichiens, un troisième pour les Suisses allemands, etc...

Ce "piège" est encore plus important en ce qui concerne la langue anglaise. En effet, l'anglais est une seconde langue pour beaucoup d'internautes tels que les indiens, danois ou beaucoup d'autres populations online.

Si l'on met donc en ligne un site de langue anglaise, non local mais international, il faudra donc impérativement tenir compte de cette nécessité de nivellement par le bas du contenu du site pour qu'il soit réellement accessible au plus grand nombre.

N'oubliez pas non plus que cette "accessibilité" s'entendra également au niveau des fonctionnalités et "standards" de positionnement des éléments sur les pages du site : vos internautes "internationaux" sont en effets plus ou moins habitués à ce que telle fonction ou zone de saisie soit située à tel ou tel endroit, ait telle taille... Ne pas respecter ces standards se traduira bien entendu, comme pour les obligations linguistiques, par une moindre qualité d'eShopability du site et donc un chiffre d'affaires en deçà de ce qui était espéré.

Le détail de ces chiffres, pays par pays, est disponible sur le site de Global Reach.

Source : Global Reach
http://www.glreach.com/globstats/index.php3

 
Extrait du site eMarketnewsletter.com
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